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EN BREF
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Un ravalement voté avant la vente n’est pas nécessairement à la charge du vendeur. En copropriété, le paiement dépend principalement de la date à laquelle l’appel de fonds devient exigible : selon qu’elle précède ou suit la vente, la facture peut revenir au vendeur ou à l’acheteur.

Lorsqu’un ravalement est voté avant la vente d’un appartement, la personne qui a approuvé les travaux en assemblée générale n’est pas nécessairement celle qui devra en payer les appels de fonds. Pour les travaux hors budget prévisionnel, le critère déterminant est généralement la date d’exigibilité de chaque appel : si elle survient après le transfert de propriété, l’acquéreur peut être redevable auprès du syndic, même si le vendeur a voté le ravalement. Le calendrier des paiements, la notification de la vente au syndic et les clauses de l’acte doivent donc être examinés avec attention.
La réponse dépend principalement de la date à laquelle l’appel de fonds devient exigible, et non de la date du vote en assemblée générale. Le vote autorise les travaux et peut prévoir un échéancier, mais il ne signifie pas nécessairement que la somme est immédiatement due.
En conséquence, un vendeur qui a voté en faveur du ravalement peut ne pas avoir à régler les échéances exigibles après la vente. À l’inverse, l’acquéreur peut recevoir un appel de fonds pour des travaux décidés avant qu’il ne devienne copropriétaire. Cette règle peut surprendre, notamment lorsque les parties pensent que le coût doit automatiquement revenir à celui qui a pris part au vote.
La date d’exigibilité est déterminante
L’article 6-2 du décret du 17 mars 1967 organise la répartition de certaines provisions lors d’une vente en copropriété. Pour les dépenses non comprises dans le budget prévisionnel, comme des travaux exceptionnels de ravalement, la somme appelée est en principe due par le copropriétaire à la date où l’appel de fonds devient exigible.
Il faut donc distinguer plusieurs dates : celle de l’assemblée générale, celle de la signature de la vente et celles auxquelles les différentes échéances doivent être payées. Un ravalement peut être voté plusieurs mois avant la cession, tandis que les appels sont prévus par tranches, parfois après la signature chez le notaire.
Exemple : l’assemblée générale vote le ravalement en mars et prévoit deux appels de fonds, l’un en juin et l’autre en octobre. Si la vente est signée en juillet, le vendeur sera en principe concerné par l’échéance exigible avant la cession, tandis que l’acquéreur pourra être appelé à régler celle devenue exigible après celle-ci. Le détail dépend toutefois des dates exactes et de la situation juridique de la mutation.
Le vote des travaux ne désigne pas automatiquement le payeur
Le copropriétaire qui assiste à l’assemblée et vote pour les travaux ne s’engage pas, par ce seul vote, à assumer toutes les échéances à venir, y compris celles qui deviennent exigibles après la vente. Le vote porte sur la décision collective ; la répartition des sommes dues lors d’une mutation obéit à des règles distinctes.
Pour mieux comprendre les différents cas de figure, vous pouvez consulter ce guide sur les travaux votés avant une vente et la personne qui doit les payer, ainsi que les explications de PAP sur la répartition des travaux votés avant la vente.
Comment les appels de fonds sont-ils répartis entre vendeur et acquéreur ?
Les appels de fonds peuvent concerner des dépenses de nature différente. Il est essentiel de ne pas confondre les provisions habituelles inscrites au budget prévisionnel, les appels relatifs à des travaux exceptionnels et les régularisations de charges effectuées ultérieurement.
Les travaux exceptionnels hors budget prévisionnel
Un ravalement décidé séparément du budget courant constitue généralement une dépense qui n’est pas comprise dans le budget prévisionnel. Pour ces provisions, la règle de principe est que le copropriétaire doit payer l’appel exigible à la date prévue par la décision de l’assemblée générale ou par les modalités fixées par le syndic.
Si l’appel devient exigible alors que le vendeur est encore copropriétaire, il lui revient en principe de le régler auprès du syndic. Si l’échéance intervient après le transfert de propriété et que la mutation est opposable au syndicat, l’acquéreur peut être appelé à payer. Le simple fait que les travaux aient été votés avant son achat ne suffit donc pas à écarter cette règle.
Les provisions du budget prévisionnel
Les provisions relatives au budget prévisionnel suivent un régime distinct. En application des règles applicables à la copropriété, les provisions exigibles au titre du budget prévisionnel restent à la charge du vendeur. Il faut donc vérifier la nature exacte de chaque somme demandée : une provision pour les dépenses courantes ne se traite pas nécessairement comme un appel exceptionnel destiné à financer le ravalement.
La distinction peut être moins évidente lorsqu’un appel de fonds regroupe plusieurs postes ou lorsque des travaux sont financés selon un calendrier particulier. Le vendeur et l’acquéreur ont intérêt à demander au syndic le détail des sommes appelées, leur objet et leur date d’exigibilité, plutôt que de se fier uniquement à l’intitulé général figurant sur un document.
La régularisation après l’approbation des comptes
Une autre question peut se poser après la vente : celle d’un trop-perçu ou d’un complément de charges révélé lors de l’approbation annuelle des comptes. La régularisation est en principe imputée au copropriétaire en titre à la date de cette approbation. Cela peut entraîner un décalage entre la période durant laquelle les dépenses ont été engagées et la personne à laquelle la régularisation est adressée.
Les parties peuvent prévoir entre elles une répartition différente dans l’acte de vente ou par une clause spécifique. Toutefois, cette convention ne modifie pas automatiquement les règles de facturation appliquées par le syndic. Elle organise principalement les recours financiers entre le vendeur et l’acquéreur.
À partir de quand la vente est-elle prise en compte par le syndic ?
La signature de l’acte authentique transfère la propriété entre vendeur et acquéreur. Cependant, pour que la mutation soit opposable au syndicat des copropriétaires, le notaire doit en notifier officiellement le syndic, conformément à l’article 6 du décret du 17 mars 1967.
Tant que cette notification n’a pas été reçue, le syndic peut continuer à s’adresser au vendeur, qui reste enregistré dans ses dossiers comme copropriétaire. Il est donc important de distinguer le transfert de propriété entre les parties et la prise en compte de ce transfert par le syndic.
Une notification tardive peut compliquer la gestion d’un appel de fonds proche de la date de vente. Le vendeur et l’acquéreur doivent vérifier que le notaire a bien effectué les formalités nécessaires et conserver les documents permettant d’établir les dates de signature, de notification et d’exigibilité.
Un accord entre vendeur et acquéreur peut-il modifier la répartition ?
Le vendeur et l’acquéreur peuvent convenir d’une répartition différente de celle qui résulte des règles appliquées par le syndic. Par exemple, le vendeur peut accepter de prendre en charge une échéance exigible après la vente, ou les parties peuvent tenir compte du coût prévisible du ravalement dans le prix de cession.
Une telle entente doit être formulée clairement dans le compromis ou dans l’acte authentique. Il est préférable de préciser les travaux concernés, le montant ou le mode de calcul de la contribution, les dates d’appel connues et la manière dont un éventuel remboursement sera effectué.
Une convention privée reste inopposable au syndic
L’accord conclu entre les parties ne s’impose pas au syndic. L’article 6-3 du décret de 1967 prévoit que les conventions de répartition des charges conclues entre vendeur et acquéreur n’ont d’effet qu’entre eux. Si, au regard des règles applicables, l’acquéreur est le copropriétaire concerné par un appel exigible après la mutation, le syndic peut lui en réclamer le paiement.
L’acquéreur pourra ensuite demander au vendeur de respecter l’engagement prévu dans l’acte, si une clause le prévoit. Il s’agit alors d’un recours entre les parties à la vente, distinct de la relation entre la copropriété et le copropriétaire auquel elle adresse l’appel.
Une clause imprécise peut provoquer des désaccords : par exemple, lorsque l’acte mentionne que le vendeur « prend en charge le ravalement » sans préciser si cela vise toutes les échéances, uniquement celles déjà appelées, ou encore les éventuelles régularisations futures. Pour éviter cette incertitude, il est utile de faire rédiger une disposition détaillée par le notaire.
Quels documents vérifier avant de vendre ou d’acheter ?
Avant de signer, vendeur et acquéreur doivent réunir les informations permettant d’évaluer le coût réel du ravalement et la date de chaque paiement. Le procès-verbal d’assemblée générale indique généralement la décision adoptée, le montant des travaux, les modalités de financement et l’échéancier, s’il a été fixé.
Il convient également d’examiner les appels de fonds déjà émis, les avis du syndic, les derniers procès-verbaux d’assemblée générale et le pré-état daté ou l’état daté transmis dans le cadre de la vente. Ces pièces peuvent faire apparaître des sommes dues, les travaux votés, les provisions restant à appeler ou les montants versés au fonds de travaux.
Demander un calendrier écrit au syndic
Le plus sûr est de demander au syndic un calendrier précis : montant de chaque échéance, date d’exigibilité, bénéficiaire du paiement et nature de la dépense. Cette démarche est particulièrement importante si la signature approche et qu’un appel de fonds doit intervenir dans la même période.
Quelques semaines de décalage peuvent suffire à déterminer si une échéance est adressée au vendeur ou à l’acquéreur. Le calendrier doit donc être rapproché de la date prévisionnelle de signature et des formalités de notification de la mutation, et non simplement de la date à laquelle les travaux commenceront.
Examiner l’état daté et les sommes du fonds de travaux
L’état daté, établi par le syndic à la demande du notaire, présente la situation financière liée au lot, notamment les sommes dues à la copropriété et certains appels ou provisions en cours. Il aide à identifier les engagements déjà connus, mais ne remplace pas la lecture des résolutions d’assemblée générale et de leurs échéanciers.
Les sommes versées au fonds de travaux sont attachées au lot de copropriété et ne sont généralement pas remboursées par le syndicat au vendeur au moment de la vente. Les parties peuvent néanmoins convenir d’en tenir compte dans le prix ou dans un ajustement financier entre elles. Il faut alors le préciser dans les documents de vente.
Le ravalement peut-il être intégré au prix de vente ?
Les travaux votés peuvent influencer la négociation du prix. Un immeuble fraîchement ravalé est susceptible de mieux présenter, tandis qu’un ravalement important à financer peut représenter une dépense future pour l’acquéreur. Les parties peuvent donc tenir compte de cet élément lors de la fixation du prix, au lieu de se limiter à une répartition directe des appels.
Le vendeur doit communiquer les informations pertinentes sur les décisions de copropriété et les appels connus. De son côté, l’acquéreur a intérêt à demander les procès-verbaux récents, à vérifier les travaux envisagés et à chiffrer les sommes susceptibles de rester à payer après la vente. Des charges de copropriété déjà importantes peuvent peser sur le budget global ; cet article consacré aux charges parfois moins visibles lors de l’achat d’un appartement illustre l’importance de vérifier les dépenses au-delà du prix d’acquisition.
Pour comprendre les règles spécifiques aux travaux de façade, vous pouvez également consulter les explications sur la contribution financière aux travaux de façade et les informations proposées sur la prise en charge du ravalement lors de la vente d’un lot en copropriété.
Que se passe-t-il si le ravalement a été voté mais n’est pas encore réalisé ?
Le début du chantier n’est pas nécessairement le moment qui détermine qui paie. Un ravalement voté peut être retardé, suspendu ou réalisé après la vente, alors que les appels de fonds ont déjà été fixés. À l’inverse, les travaux peuvent commencer après la cession alors que certaines échéances étaient exigibles auparavant.
Il faut donc éviter de raisonner uniquement en fonction de l’avancement du chantier ou de la personne qui bénéficiera concrètement des travaux. La question essentielle reste celle de la nature des sommes appelées, de leur exigibilité et de la date à laquelle le transfert de propriété est opposable à la copropriété.
En cas de travaux votés mais non réalisés, le calendrier peut évoluer et de nouvelles décisions peuvent être prises en assemblée générale. Une vente peut alors croiser plusieurs échéances ou donner lieu à des ajustements. Les explications de Copro-Assistance sur les travaux votés mais non réalisés lors d’une vente permettent de mieux cerner les situations où le chantier et les appels de fonds ne coïncident pas.
Pourquoi anticiper les prochains travaux de copropriété ?
Un ravalement ne constitue parfois qu’une partie d’un programme plus vaste, susceptible d’inclure des réparations, une amélioration de l’isolation ou une rénovation énergétique. Depuis le 1er janvier 2025, certaines copropriétés d’habitation de plus de quinze ans comprenant au plus cinquante lots sont concernées par l’obligation d’établir un projet de plan pluriannuel de travaux. Les échéances et obligations dépendent de la situation de la copropriété ; il est donc utile de consulter les documents transmis par le syndic et les décisions adoptées en assemblée générale.
La programmation de travaux peut entraîner de nouveaux votes et des appels de fonds importants. Une vérification attentive des procès-verbaux permet à l’acquéreur de repérer les projets en discussion, même lorsqu’ils ne sont pas encore définitivement votés. Le vendeur peut, de son côté, demander au syndic si des appels sont prévus à court terme et transmettre les éléments disponibles lors de la mise en vente.
Le montant des charges courantes ne suffit pas toujours à mesurer le coût réel d’un lot. Les dépenses exceptionnelles peuvent s’ajouter aux charges annuelles, et leur poids varie selon l’état de l’immeuble, les travaux votés et le calendrier de financement. Un article de 20 Minutes consacré au cas d’un propriétaire ayant voté un ravalement avant de vendre revient sur la question de savoir qui peut être appelé à payer après la signature chez le notaire.
Les précautions à prendre selon que l’on vend ou que l’on achète
Pour le vendeur
Le vendeur a intérêt à demander au syndic la liste des travaux votés, les échéances déjà appelées et celles qui restent à venir. Il doit transmettre au notaire les informations et documents disponibles afin que la vente reflète correctement la situation du lot.
Si le vendeur souhaite prendre en charge tout ou partie des travaux, il doit s’assurer que son engagement est précis et qu’il prévoit les modalités de remboursement si l’appel est adressé à l’acquéreur. Lorsque le ravalement a été voté dans l’espoir de valoriser le bien, il faut aussi intégrer le risque que des échéances futures reviennent à l’acquéreur selon leur date d’exigibilité.
Pour l’acquéreur
L’acquéreur ne devrait pas se contenter de vérifier si le ravalement a été voté. Il doit consulter la résolution, identifier le montant total, les éventuelles aides ou financements, les appels déjà réglés et le calendrier prévisionnel. Il peut aussi demander si d’autres travaux importants sont à l’étude.
Si l’acte prévoit que le vendeur contribuera au coût des travaux, l’acquéreur doit vérifier que la clause précise les échéances visées et la procédure à suivre en cas d’appel reçu après la vente. Une rédaction claire permet de distinguer le paiement dû au syndic et la compensation financière convenue entre les parties.
En pratique, la question « qui a voté le ravalement ? » ne suffit donc pas à déterminer qui doit régler chaque somme. Il faut examiner les appels de fonds un par un, vérifier leur exigibilité, tenir compte de la notification de la mutation au syndic et formaliser avec précision tout accord particulier dans les documents de vente.

| Situation | Qui paie le syndic ? |
|---|---|
| Travaux votés avant la vente | Le vote seul ne détermine pas qui paie. |
| Appel de fonds exigible avant la vente | Le vendeur, propriétaire à cette date. |
| Appel de fonds exigible après la vente | L’acquéreur, même si le vendeur a voté les travaux. |
| Provision du budget prévisionnel | Elle reste à la charge du vendeur. |
| Accord privé entre vendeur et acquéreur | Il ne lie pas le syndic ; une compensation peut être prévue entre les parties. |
| Transfert non encore notifié au syndic | Le syndic peut continuer à s’adresser au vendeur jusqu’à la notification officielle. |

Un ravalement peut être voté avant la vente d’un appartement, mais cela ne signifie pas automatiquement que le vendeur en paiera la facture. En copropriété, la répartition dépend surtout de la date à laquelle l’appel de fonds devient exigible et de la date du transfert de propriété. Un décalage de quelques semaines peut donc suffire à mettre une somme importante à la charge de l’acquéreur.
Le vote des travaux ne détermine pas, à lui seul, qui paie
Voter en assemblée générale en faveur d’un ravalement ne déclenche pas nécessairement le paiement immédiat des travaux. La résolution peut prévoir un échéancier : les appels de fonds sont alors exigibles à des dates déterminées, parfois après la signature de la vente.
En principe, pour les dépenses de travaux qui ne relèvent pas du budget prévisionnel, la somme est due par la personne qui est copropriétaire à la date d’exigibilité de l’appel de fonds. Ainsi, si l’appel devient exigible après le transfert de propriété, l’acquéreur peut devoir le régler au syndic, même si le vendeur avait voté les travaux.
Cette règle peut surprendre les parties, notamment lorsque le vendeur pensait avoir financé les travaux en les faisant voter avant la mise en vente. Pour mieux comprendre les cas de figure, vous pouvez consulter les explications de qui paie le ravalement dans une copropriété et les précisions des notaires concernant les travaux votés avant une vente.
La date d’exigibilité de l’appel de fonds est déterminante
L’article 6-2 du décret du 17 mars 1967 distingue notamment les provisions du budget prévisionnel et les provisions liées à des dépenses exceptionnelles. Pour les travaux non compris dans le budget courant, comme un ravalement, la date à vérifier est celle à laquelle l’appel de fonds devient exigible, et non uniquement celle du vote en assemblée générale.
Les provisions du budget prévisionnel obéissent à une règle particulière : elles restent à la charge du vendeur. Par ailleurs, un éventuel trop-perçu ou complément révélé lors de l’approbation des comptes est imputé au copropriétaire en place à cette date. La nature de la somme réclamée et son échéance doivent donc être examinées avec attention.
À partir de quand la vente est-elle prise en compte par le syndic ?
La mutation n’est opposable au syndicat des copropriétaires qu’après la notification officielle du transfert de propriété au syndic, généralement effectuée par le notaire. Jusqu’à cette notification, le syndic peut continuer à adresser ses appels de fonds au vendeur, même si la signature de l’acte a déjà eu lieu.
Une convention signée entre vendeur et acquéreur peut prévoir une autre répartition financière, par exemple une prise en charge du ravalement par le vendeur ou une compensation intégrée au prix de vente. Toutefois, cet accord n’est valable qu’entre les deux parties : il ne modifie pas les sommes que le syndic peut réclamer au copropriétaire concerné. Les enjeux pratiques de cette répartition sont également détaillés dans cet article sur les travaux votés en assemblée générale et la vente d’un logement.
Une clause précise peut éviter un litige entre vendeur et acquéreur
Si les parties souhaitent s’écarter de la répartition légale, la clause prévue dans le compromis puis reprise dans l’acte doit être rédigée sans ambiguïté. Elle peut préciser le montant concerné, la personne qui supportera finalement la dépense et les modalités de remboursement si l’acquéreur reçoit l’appel de fonds du syndic.
Sans clause claire, l’acquéreur peut être tenu de régler le syndic, puis devoir engager des démarches auprès du vendeur pour obtenir l’application de leur accord. Pour approfondir cette situation, découvrez les explications sur le paiement du ravalement lors de la vente d’un logement en copropriété et sur la répartition des travaux votés en copropriété.
Les vérifications à effectuer avant la signature
Avant de mettre le bien en vente ou de signer un compromis, demandez au syndic le calendrier des appels de fonds liés au ravalement. Comparez chaque date d’exigibilité avec la date envisagée pour la signature de l’acte authentique. L’état daté, transmis au notaire, permet également de vérifier les sommes dues, les provisions appelées et certaines informations relatives à la copropriété.
Pensez aussi aux sommes versées au fonds de travaux : elles restent attachées au lot et ne sont généralement pas remboursées par la copropriété au vendeur lors de la vente. Les parties peuvent toutefois convenir entre elles d’une compensation. La rédaction de cette disposition mérite une attention particulière, tout comme les autorisations éventuellement nécessaires pour des aménagements privatifs, par exemple la pose de dalles sur un balcon, sujet abordé dans cet article sur les dalles clipsables sur un balcon en copropriété.
Les votes de travaux peuvent devenir plus fréquents avec l’obligation, pour certaines copropriétés d’habitation de plus de quinze ans et comprenant au plus cinquante lots, d’élaborer un projet de plan pluriannuel de travaux depuis le 1er janvier 2025. Examiner les procès-verbaux d’assemblée générale, les échéanciers et les documents du syndic avant la vente permet donc de mieux anticiper les dépenses à venir.
Anticiper la répartition des travaux avant de vendre
Une analyse de l’échéancier, de l’état daté et des clauses de vente aide à déterminer qui devra régler le syndic et qui supportera finalement le coût entre les parties. Un accompagnement juridique peut également permettre de sécuriser la rédaction du compromis et de limiter les désaccords après la vente. Pour éviter qu’un appel de fonds imprévu ne transforme la transaction en source de litige, faites vérifier les dates et les clauses avant la signature.
Règle de répartition
- Les travaux sont dus par le propriétaire à la date d’exigibilité de l’appel de fonds.
- La date du vote en assemblée générale ne détermine pas qui paie.
À vérifier lors de la vente
- Consultez auprès du syndic le calendrier des appels de fonds.
- Une répartition convenue entre vendeur et acheteur ne s’impose pas au syndic : prévoyez une clause claire dans l’acte.

Un ravalement voté avant la vente n’est pas automatiquement payé par le vendeur qui a participé au vote. Pour les travaux exceptionnels, la règle déterminante est généralement la date à laquelle l’appel de fonds devient exigible : le copropriétaire à cette date doit régler la somme au syndic. Avant de signer, vérifiez donc l’échéancier, les documents de copropriété et les clauses de votre compromis afin d’éviter qu’une dépense importante ne vous échappe.
Qui paie les travaux de ravalement ?
La date d’exigibilité prime sur celle du vote
En copropriété, le vote en assemblée générale autorise les travaux, mais ne signifie pas nécessairement que leur coût est immédiatement dû. Le syndic peut prévoir plusieurs appels de fonds, à des dates différentes. Pour les dépenses de travaux qui ne relèvent pas du budget prévisionnel, la somme est en principe à la charge de la personne propriétaire du lot au moment où l’appel devient exigible, conformément aux règles fixées par le décret du 17 mars 1967.
Ainsi, si le vendeur a voté le ravalement mais que l’échéance est postérieure à la vente, l’acquéreur peut devoir payer l’appel au syndic. À l’inverse, si l’appel est exigible avant la cession, il incombe généralement au vendeur. Il faut donc distinguer la date de l’assemblée générale, la date d’exigibilité indiquée par le syndic et la date à laquelle le transfert de propriété devient opposable au syndicat.
Les provisions du budget prévisionnel suivent une règle particulière : elles restent à la charge du vendeur pour les sommes exigibles avant la vente. La régularisation des charges, après approbation des comptes, peut elle aussi intervenir ultérieurement et être imputée au copropriétaire à la date de cette approbation. Demandez au notaire de vérifier la nature des sommes concernées plutôt que de vous fier à leur seul intitulé.
Ce que vendeur et acquéreur peuvent convenir
Une répartition négociée ne lie pas le syndic
Le vendeur et l’acquéreur peuvent prévoir une répartition différente dans le compromis ou l’acte de vente. Par exemple, ils peuvent convenir que le vendeur remboursera à l’acquéreur tout ou partie d’un appel de fonds lié au ravalement, ou tenir compte du coût des travaux dans le prix de vente.
Cette convention produit toutefois ses effets entre les parties seulement. Elle ne modifie pas les règles appliquées par le syndic : si l’appel est adressé à l’acquéreur en sa qualité de copropriétaire à la date d’exigibilité, celui-ci doit le régler, puis demander au vendeur le remboursement prévu au contrat. Une clause précise, indiquant les montants, les échéances et les modalités de remboursement, limite les risques de désaccord.
Les vérifications à faire avant la signature
Demander les bons documents au syndic et au notaire
Avant de mettre le bien en vente, demandez au syndic le procès-verbal de l’assemblée générale, le calendrier des appels de fonds et le montant restant à payer. Faites confirmer par écrit les dates d’exigibilité et vérifiez si les travaux ont déjà commencé. Ces éléments permettent de comparer les échéances avec la date envisagée pour la signature.
L’état daté, préparé pour la vente, renseigne le notaire sur les sommes dues et les charges à venir. Examinez-le avec attention, sans supposer qu’il règle à lui seul la répartition entre vendeur et acquéreur. La mutation doit également être notifiée officiellement au syndic par le notaire pour lui être opposable. Avant cette notification, le syndic peut continuer à traiter avec l’ancien propriétaire.
Enfin, les sommes versées au fonds de travaux restent en principe attachées au lot et ne sont pas automatiquement remboursées au vendeur par le syndicat. Si vous négociez une compensation, faites-la inscrire clairement dans les documents de vente. Quelques semaines de décalage entre la signature et un appel exigible peuvent représenter plusieurs milliers d’euros : vérifiez les dates avant de fixer le prix ou de prendre un engagement définitif.
Ravalement voté avant la vente : qui paie les travaux ?
Q : Le vendeur doit-il payer le ravalement parce qu’il a voté les travaux en assemblée générale ?
R : Pas nécessairement. Pour des travaux exceptionnels, la charge revient en principe au copropriétaire du logement à la date d’exigibilité de l’appel de fonds, et non à la personne qui a voté leur réalisation.
Q : Que se passe-t-il si l’appel de fonds devient exigible après la signature de la vente ?
R : Si l’acquéreur est devenu propriétaire avant cette date, il peut devoir régler l’appel de fonds au syndic, même si les travaux ont été votés avant la vente. La date du vote, à elle seule, ne détermine donc pas qui paie.
Q : La règle est-elle différente pour les charges courantes de copropriété ?
R : Oui. Les provisions exigibles au titre du budget prévisionnel restent à la charge du vendeur. Les provisions liées à des dépenses hors budget, comme un ravalement exceptionnel, sont en principe dues par le copropriétaire à la date de leur exigibilité.
Q : Un accord entre le vendeur et l’acquéreur peut-il modifier la répartition prévue par la loi ?
R : Les parties peuvent prévoir une répartition différente dans le compromis ou l’acte de vente, par exemple une compensation financière. Cet accord n’est toutefois applicable qu’entre elles : il est inopposable au syndic, qui peut réclamer le paiement au copropriétaire concerné selon les règles de la copropriété.
Q : À partir de quand le syndic prend-il en compte le changement de propriétaire ?
R : La vente devient opposable au syndicat des copropriétaires lorsque le notaire lui a notifié officiellement la mutation. Avant cette notification, le syndic peut continuer à s’adresser au vendeur pour les appels de fonds.
Q : Quels documents faut-il vérifier avant la signature ?
R : Il est utile d’examiner l’état daté, les décisions d’assemblée générale et le calendrier des appels de fonds. Demandez au syndic les montants prévus et leurs dates d’exigibilité, puis comparez-les à la date envisagée pour la signature.
Q : Le vendeur peut-il récupérer les sommes déjà versées au fonds de travaux ?
R : En principe, les sommes versées au fonds de travaux restent attachées au lot et ne sont pas remboursées au vendeur par la copropriété lors de la vente. Les parties peuvent néanmoins convenir d’une compensation dans l’acte de vente.