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EN BREF
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Le Conseil des ministres a récemment présenté un projet d’ordonnance visant à réformer le droit de la copropriété des immeubles bâtis. Cette initiative, fruit d’une réflexion approfondie et d’une large consultation auprès des professionnels du secteur et des associations de copropriétaires, s’inscrit dans une démarche de modernisation et d’adaptation des règles régissant la copropriété. L’objectif est d’améliorer la gestion des copropriétés, tout en facilitant les prises de décision et en tenant compte des spécificités de chaque immeuble. Ce projet de réforme, qui intervient après 50 ans de législation en la matière, promet d’apporter des changements significatifs pour les copropriétaires et le fonctionnement des syndicats de copropriété.
Le projet d’ordonnance présenté en Conseil des ministres vise à réformer le droit de la copropriété des immeubles bâtis. À travers cette initiative, le Gouvernement souhaite moderniser les règles régissant la copropriété afin de mieux répondre aux besoins des copropriétaires et d’adapter le cadre législatif aux caractéristiques spécifiques des immeubles. Cette réforme intervient après plus de 50 ans de législation en la matière et s’inscrit dans le cadre de la loi n°2018-1021, dite loi ELAN.
Un cadre législatif renouvelé
L’ordonnance a été élaborée sur la base de l’article 215 de la loi ELAN qui permet au Gouvernement d’adapter le statut de la copropriété. Le but est de mieux tenir compte des particularités des immeubles et de leur taille, tout en clarifiant et simplifiant les règles d’organisation et de gouvernance des copropriétés. Cela inclut également une révision des droits et obligations des copropriétaires, du syndicat des copropriétaires, et du syndic.
Un effort de modernisation
Cette réforme adopte une approche pragmatique pour moderniser le statut de la copropriété. En tenant compte des enjeux contemporains, elle vise à améliorer la gestion des immeubles en copropriété et à prévenir d’éventuels contentieux. Les nouvelles dispositions entendues dans l’ordonnance souhaitent assurer une gestion claire et efficace, facilitant ainsi la prise de décision au sein des copropriétés.
Facilitation des prises de décision
Une attention particulière a été accordée à la facilitation des prises de décision au sein des assemblées générales. Grâce à des dispositions visant à améliorer la participation par correspondance, cette réforme entend contrer le phénomène d’absentéisme qui entrave souvent le bon fonctionnement des assemblées. L’introduction du mécanisme de la « passerelle » permet également d’adopter certaines décisions même en absence de majorité initiale, à condition qu’une proportion significative des copropriétaires soit favorable.
Consultation des professionnels du secteur
Un travail de consultation approfondi a été mené auprès des professionnels du secteur et des associations de copropriétaires. Ce dialogue a enrichi le contenu de l’ordonnance et a permis d’intégrer des dispositions adaptées qui fluidifient les relations entre le syndic et le syndicat des copropriétaires.
Souplesse et adaptation des règles
Les nouvelles mesures introduites par l’ordonnance prévoient une plus grande souplesse quant à l’application de la loi du 10 juillet 1965. Ainsi, certains types d’immeubles, notamment ceux ne servant pas à l’habitation, pourront en être exclus. De plus, les petites copropriétés et celles ayant seulement deux copropriétaires bénéficieront d’un régime dérogatoire, leur permettant d’éviter certaines des rigidités du droit commun.
Impacts sur le quotidien des copropriétaires
Les changements apportés par cette ordonnance devraient avoir des répercussions significatives sur la vie quotidienne des copropriétaires. Par exemple, des dispositions facilitant la réalisation de travaux d’accessibilité en parties communes, et permettant à tout copropriétaire de convoquer une assemblée générale à ses frais pour traiter des questions les concernant, illustre la volonté de rendre la gestion plus accessible et réactive.
Entrée en vigueur des nouvelles dispositions
La majorité des dispositions de l’ordonnance prendront effet à partir du 1er juin 2020. En outre, un projet de loi de ratification sera soumis au Parlement dans un délai de trois mois, afin d’assurer un débat démocratique autour de ces changements importants.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les ressources suivantes : Journal de l’Agence, Co-propriétaire, ou encore le Lexbase.

Comparaison des principales mesures de l’ordonnance sur le droit de la copropriété
| Mesures | Détails |
|---|---|
| Association des copropriétaires | Facilite les prises de décision et favorise l’implication des copropriétaires. |
| Accessibilité | Réalisation de travaux d’accessibilité pour personnes handicapées à la charge d’un copropriétaire. |
| Systèmes de vote | Introduction de votes par correspondance améliorés et généralisation du mécanisme de passerelle. |
| Considération des petites copropriétés | Exemptions de certaines rigueurs pour petites copropriétés et celles avec seulement deux copropriétaires. |
| Consultation des professionnels | Consultations approfondies menées auprès des professionnels et associations pour enrichir le texte. |
| Entrée en vigueur | Essentiel des dispositions à partir du 1er juin 2020. |
Présentation en Conseil des ministres
Récemment, un projet d’ordonnance a été présenté en Conseil des ministres, visant à réformer le droit de la copropriété des immeubles bâtis. Cette initiative, portée par les ministres concernés, constitue un pas décisif vers une modernisation nécessaire du cadre législatif, pour mieux répondre aux enjeux contemporains des copropriétés en France. Elle cible notamment la simplification des règles et l’amélioration de la prise de décision au sein des syndicats.
Des mesures adaptées aux spécificités des copropriétés
Cette ordonnance s’appuie sur l’article 215 de la loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018, qui a introduit des dispositions permettant de redéfinir le champ d’application de la loi du 10 juillet 1965. L’objectif de cette révision est de mieux adapter le statut de la copropriété aux caractéristiques et à la taille des immeubles, tout en clarifiant les règles de gouvernance et les droits des copropriétaires.
Faciliter la prise de décision et l’engagement des copropriétaires
Parmi les innovations majeures, l’ordonnance souhaite faciliter la prise de décision au sein des assemblées générales. Avec des mesures comme la participation par correspondance améliorée et l’introduction d’un mécanisme de « passerelle », il sera possible de voter à nouveau même sans majorité initiale, à condition qu’une proportion significative des copropriétaires y soit favorable. Cette approche vise à remédier à l’absentéisme croissant qui pénalise le bon fonctionnement des copropriétés.
Accès facilité à des travaux d’accessibilité
Un autre aspect important de cette réforme concerne les travaux d’accessibilité pour les personnes handicapées ou à mobilité réduite. Les nouvelles dispositions permettront à un copropriétaire d’effectuer ces travaux, en prenant en charge les frais, ce qui devrait améliorer l’accessibilité des immeubles en copropriété. Une avancée significative vers une inclusion plus forte au sein de nos espaces communs.
Consultation des professionnels du secteur
Avant la rédaction de cette ordonnance, un travail de consultation approfondi a été réalisé auprès des professionnels du secteur ainsi que des associations de copropriétaires. Cela a permis d’enrichir le texte avec des mesures pragmatiques, visant à fluidifier les relations entre le syndic et le syndicat des copropriétaires. Ce dialogue avec les acteurs du terrain est essentiel pour assurer la viabilité et l’efficacité de cette réforme.
Des changements à venir dès juin 2020
La majorité des dispositions de cette ordonnance doit entrer en vigueur le 1er juin 2020. Un projet de loi de ratification sera déposé dans les trois mois suivant la publication afin de permettre un débat parlementaire. Ce processus témoigne de l’engagement du Gouvernement à assurer une transparence et une participation démocratique autour de cette réforme.
- Ordonnance présentée : Réforme du droit de la copropriété des immeubles bâtis
- Ministres impliqués : Garde des Sceaux et ministre chargé de la Ville et du Logement
- Contexte : Article 215 de la loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018
- Objectif principal : Moderniser et adapter le statut de la copropriété
- Cibles : Plusieurs millions de copropriétaires en France
- Mesures phares : Assouplissement des règles selon les caractéristiques des immeubles
- Facilitation des décisions : Amélioration de la participation par correspondance
- Programme d’action : Nouveaux moyens pour l’accessibilité en parties communes
- Date d’entrée en vigueur : 1er juin 2020
- Débat parlementaire : Projet de loi de ratification à venir
Présentation du projet d’ordonnance
Récemment, un projet d’ordonnance proposant une réforme ambitieuse du droit de la copropriété des immeubles bâtis a été présenté en Conseil des ministres. Élaborée à partir des articles de la loi ELAN, cette ordonnance vise à moderniser et à adapter les règles en vigueur pour répondre aux enjeux contemporains en matière de gestion des copropriétés. Les mesures proposées ont été conçues pour clarifier les dispositions législatives existantes et faciliter la prise de décision au sein des assemblées de copropriétaires.
Les objectifs de la réforme
La réforme vise plusieurs objectifs clés, notamment la simplification des procédures relatives à la copropriété et l’adaptation des règles en fonction des caractéristiques spécifiques des immeubles. Cette évolution intervient 50 ans après la loi Hoguet et se positionne dans un cadre législatif moderne. En facilitant la gestion des copropriétés, elle souhaite également prévenir les conflits juridiques qui pourraient surgir entre copropriétaires.
Une gestion adaptée
Avec l’entrée en vigueur de cette ordonnance, les gestionnaires de copropriété pourront bénéficier d’une approche plus flexible, mieux adaptée à leurs besoins. En effet, les petites copropriétés, ou celles qui n’ont que deux copropriétaires, pourront échapper à certaines obligations trop contraignantes du droit commun, permettant ainsi une adaptation plus fluide aux réalités de terrain.
Facilitation des prises de décision
L’ordonnance contient des mesures visant à améliorer la participation des copropriétaires aux assemblées générales. Par exemple, la participation par correspondance sera rendue plus accessible et un mécanisme de deuxième vote facilitera la validation de décisions qui n’ont pas atteint la majorité requise initialement. Cette évolution est d’autant plus importante face à l’absentéisme croissant des copropriétaires lors des assemblées.
Un nouveau cadre pour les copropriétaires
Parmi les nouveautés introduites, les copropriétaires auront plus de pouvoirs d’initiative, par exemple en ce qui concerne la tenue d’assemblées générales sur des questions les concernant directement. De plus, la réalisation de travaux pour l’accessibilité aux personnes handicapées pourra être faite à un coût couvert exclusivement par le copropriétaire bénéficiaire. Cela pourrait inciter davantage d’investissements en faveur d’une copropriété plus inclusive.
Consultation des acteurs du secteur
Avant l’élaboration de ce projet d’ordonnance, un travail de consultation approfondi a été réalisé, impliquant des professionnels du secteur ainsi que des associations de copropriétaires. Cette approche a permis de recueillir une diversité de opinions et de propositions, contribuant à enrichir le texte final en y intégrant des dispositions pragmatiques.
Une souplesse accrue dans l’application des normes
La réforme introduit également une certaine souplesse en permettant à des immeubles non résidentiels de ne pas être soumis aux mêmes contraintes que ceux à usage d’habitation. Ainsi, plusieurs structures pourront s’extraire des règlements en vigueur pour mieux correspondre à leur fonctionnement spécifique, rendant le cadre législatif plus pertinent et adaptable.
Conclusion de l’ordonnance
Les dispositions principales de cette ordonnance entreront en vigueur le 1er juin 2020. Bien qu’elle ne soit pas encore complètement adoptée, un projet de loi de ratification sera soumis dans un délai de trois mois, pour permettre un débat parlementaire en accord avec l’engagement du Gouvernement lors de l’examen de la loi ELAN. Cela marque un pas important dans la volonté d’optimiser la gestion des copropriétés en France.
FAQ sur la réforme du droit de la copropriété des immeubles bâtis
Quel est l’objet de l’ordonnance présentée en Conseil des ministres ? Cette ordonnance vise à réformer le droit de la copropriété des immeubles bâtis afin de moderniser et d’adapter les règles en vigueur.
Quels sont les fondements juridiques de cette ordonnance ? Elle est prise sur le fondement de l’article 215 de la loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018, dans le cadre de l’évolution du logement et du numérique.
Quels enjeux la réforme de la copropriété cherche-t-elle à traiter ? L’ordonnance vise à améliorer la gestion des copropriétés, prévenir les contentieux et faciliter le processus décisionnel au sein des copropriétés.
Quelles mesures de modernisation sont incluses dans cette ordonnance ? Elle inclut des dispositions assouplissant le régime de la copropriété selon les caractéristiques de certains immeubles, facilitant la prise de décision et améliorant la participation aux assemblées générales.
Comment la participation en assemblée générale est-elle facilitée ? La participation par correspondance est améliorée, et un deuxième vote est facilité grâce à la généralisation de la « passerelle », permettant de compenser l’absentéisme croissant.
Quelles dispositions sont prises pour les copropriétés de petite taille ? Les petites copropriétés ou celles avec seulement deux copropriétaires échapperont à certaines rigidités du dispositif de droit commun.
Quand ces nouvelles dispositions entreront-elles en vigueur ? Essentiellement, ces dispositions entreront en vigueur le 1er juin 2020.
Un projet de loi de ratification est-il prévu ? Oui, un projet de loi de ratification sera déposé dans un délai de trois mois pour permettre un débat parlementaire.