EN BREF
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Dans un contexte où la demande en meublés de tourisme ne cesse d’augmenter, les réglementations entourant leur location en copropriété ont évolué afin de répondre aux enjeux du marché locatif. La récente loi Le Meur a pour objectif de clarifier les droits et obligations des copropriétaires en matière de locations saisonnières, tout en prenant en compte les spécificités des pratiques de location à durée limitée. Cette révision législative vise à réguler l’utilisation des biens immobiliers en copropriété, afin d’assurer un équilibre entre rentabilité pour les propriétaires et accessibilité pour les locataires.

Les meublés de tourisme, en particulier dans les zones où la demande locative est accrue, ont vu leurs réglementations évoluer ces dernières années. L’introduction de la loi Le Meur apporte des précisions nécessaires concernant l’encadrement des locations de courte durée en copropriété. Cet article explore les dispositions révisées et leurs implications pour les copropriétaires et les gestionnaires d’immeubles.
Table of Contents
ToggleÉmergence d’une nouvelle pratique dans les copropriétés
Depuis quelques années, une tendance notable s’est affirmée dans le secteur immobilier : de plus en plus de propriétaires choisissent de recourir à des locations de courte durée plutôt qu’à des baux classiques de longue durée. Cette démarche, bien que plus flexible et potentiellement plus lucrative, pose aussi des enjeux juridiques dans le cadre des règlements de copropriété, souvent trop vagues et sujets à interprétation. La montée des meublés touristiques a ainsi mis en lumière la nécessité d’une régulation adéquate.
Les limites de la loi de 1965
La loi du 10 juillet 1965 qui régissait la copropriété ne permettait pas de gérer efficacement l’interdiction des meublés de tourisme. Alors que le règlement de copropriété définit les droits et obligations des copropriétaires ainsi que la nature des parties communes et privatives, il se heurte souvent à des lacunes concernant l’usage des biens en location à court terme. Ces incertitudes ont conduit à divers litiges, alors même qu’un arrêt de la Cour de Cassation rendu le 25 janvier 2024 a précisé la nature juridique de la location de courte durée comme étant civile, à condition de ne pas y inclure des services para-hôteliers.
L’intervention législative : la loi Le Meur
Pour remédier à ces ambiguïtés, la loi du 19 novembre 2024, connue sous le nom de loi Le Meur ou loi anti-Airbnb, est intervenue afin d’établir un cadre juridique clair pour les locations meublées touristiques en copropriété. Cette loi vise à réguler leur usage, en apportant des précisions sur ce qui est permissible et ce qui ne l’est pas dans le cadre de la règlementation des immeubles.
Le nouveau cadre d’autorisation
Désormais, comme stipulé par cette législation, chaque règlement de copropriété établi après le 21 novembre 2024 doit explicitement mentionner l’autorisation ou l’interdiction de louer des meublés de tourisme. Contrairement à l’ancienne règle qui exigeait l’unanimité pour modifier la destination des parties privatives, la loi a introduit un système basé sur une majorité des 2/3. Cela permet de trancher plus facilement sur l’autorisation de telles pratiques, rendant le cadre juridique plus adapté aux réalités actuelles.
Les conditions d’activité commerciale
Un point important de la loi Le Meur concerne la possibilité d’autoriser la pratique commerciale des meublés. Si certaines copropriétés souhaitent interdire toute activité commerciale, cela doit être clairement indispensable et ne peut concerner que les parties à usage d’habitation. De plus, il est possible de louer une résidence principale en règle générale pour une durée limitée de 120 jours par an, augmentant ainsi la flexibilité des propriétaires.
Les obligations des propriétaires et syndicats
Un autre aspect fondamental est l’obligation pour les propriétaires de notifier le syndic lorsqu’un lot est déclaré comme meublé de tourisme. Le syndic doit, quant à lui, informer tous les copropriétaires en assemblée générale. De plus, la loi prévoit la possibilité de dédier certains quartiers à ce type d’activité tout en laissant la porte ouverte à des sanctions pour les contrevenants.
Impact sur l’accès au logement
Il est important de souligner que la loi Le Meur émerge dans un contexte où la location par nuitée est devenue une option attrayante pour de nombreux bailleurs, conduisant à un appauvrissement du parc locatif longue durée. Cela peut engendrer des conséquences notables, notamment un rationnement de l’offre locative pour les familles cherchant à accéder à un logement. En vue des enjeux sociaux, cette législation vise donc à garantir une certaine équité, permettant à chaque citoyen de se loger décemment et à proximité de son lieu de travail.
Pour davantage d’informations sur ces nouvelles réglementations, vous pouvez consulter les ressources suivantes : Guide de réglementation, Impact de la loi Le Meur, Réglementations environnementales.

Réglementations révisées pour les meublés de tourisme en copropriété
Éléments | Détails |
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Type de location | Courte durée vs Baux classiques |
Nouveau cadre juridique | Loi Le Meur introduite pour clarifier les textes |
Majorité requise en AG | Décision prise à la majorité des 2/3 désormais |
Règlement de copropriété | Doit mentionner l’autorisation ou interdiction de location |
Déclaration auprès du syndic | Obligation d’informer le syndic de la location meublée |
Usage des lots | Interdiction possible pour les lots à usage d’habitation |
Sanctions | Sanctions pour non-respect des nouvelles règles imposées |
Condition de location | Doit être qualifiée de civile sauf services para-hôteliers |
Impacts sur l’offre locative | Raréfaction des offres de baux longs |
Limite de jours de location | 120 jours par an pour résidence principale, 90 jours sur décision communale |

Avec la multiplication des locations de meublés de tourisme, de nouvelles règles ont été introduites pour encadrer cette pratique au sein des copropriétés. La loi Le Meur, récemment adoptée, vise à clarifier les dispositions liées à la location de courte durée, particulièrement dans les zones tendues. Cet article explore les implications de ces changements pour les propriétaires et les copropriétés.
Évolution législative et nouvelle structure
La loi Le Meur, promulguée le 19 novembre 2024, a été conçue pour répondre à la nécessité de réglementer les locations de meublés au sein des copropriétés. Cette loi apporte des modifications notables à la loi du 10 juillet 1965, qui ne permettait pas de contrôler efficacement l’interdiction de ces pratiques. L’objectif principal est d’offrir une meilleure clarté sur ce qui est permis ou interdit, tant pour les propriétaires que pour les syndicats de copropriété.
Des règles précises pour les copropriétés
Jusqu’à présent, les règlements de copropriété manquaient souvent de précision sur les modalités de location. Avec l’adoption de la loi Le Meur, il est désormais obligatoire que les règlements de copropriété mentionnent explicitement l’autorisation ou l’interdiction de la location de meublés de tourisme. Les assemblées générales n’auront plus à atteindre l’unanimité pour décider de ces modifications, mais pourront se prononcer à la majorité des 2/3, facilitant ainsi les prises de décisions au sein de la copropriété.
Conditions de location et responsabilités des propriétaires
Un autre aspect crucial de cette révision législative concerne la nature juridique des locations de courte durée. Selon les nouvelles dispositions, ces locations sont considérées comme civiles tant que le loueur n’offre pas de services para-hôteliers tels que le petit-déjeuner ou le changement de draps. De plus, les propriétaires sont tenus d’informer le syndic de copropriété de toute déclaration de leur lot en tant que meublé de tourisme, condition essentielle pour assurer une bonne gestion au sein de l’immeuble.
Une réponse à un marché en mutation
Cette régulation a été rendue incontournable face à l’essor des locations de courte durée, notamment à travers des plateformes comme Airbnb. En effet, ce mode de location s’est avéré plus rentables pour de nombreux copropriétaires, mais a également eu pour effet de raréfier l’offre locative classique, rendant très difficile l’accès à des logements à loyer abordable. La loi Le Meur a donc pour objectif de rétablir un équilibre sur le marché locatif tout en permettant aux propriétaires d’optimiser la rentabilité de leurs biens.
Pour en savoir plus
Pour des informations plus détaillées sur les nouvelles réglementations concernant les meublés de tourisme en copropriété, vous pouvez consulter les ressources suivantes : Village Justice, Co-Propriétaire, Légifiscal et d’autres articles utiles sur les défis numériques en gestion de copropriété et la rénovation énergétique.
- Lois en vigueur
- Lois du 10 juillet 1965 : statut de la copropriété
- Lois du 19 novembre 2024 : lois Le Meur
- Nature juridique de la location
- Civile si pas de services para-hôteliers
- Commerciale selon le règlement de copropriété
- Arrêt de la Cour de Cassation
- Éclaircissements sur la location de courte durée
- Différence entre usages civil et commercial
- Règlementation des locations
- Avis explicite sur autorisation/interdiction
- Majorité des 2/3 nécessaire pour modifications
- Obligations des propriétaires
- Déclaration au syndic pour meublés de tourisme
- Information aux copropriétaires en AG
- Zones réservées
- Dédicace de quartiers pour activité touristique
- Sanctions possibles pour infractions

Réglementations révisées pour les meublés de tourisme en copropriété
Avec l’introduction de la loi Le Meur, de nouvelles réglementations ont été mises en place concernant les meublés de tourisme au sein des copropriétés. Cette législation vise à équilibrer le marché locatif, particulièrement dans les zones tendues, en définissant clairement les droits et obligations des propriétaires en matière de location à courte durée. L’accent est mis sur la nécessité de respecter les règlements de copropriété tout en reconsidérant les pratiques locatives émergentes.
Les nouvelles dispositions réglementaires
La loi du 19 novembre 2024, communément appelée loi Le Meur, a apporté des clarifications importantes concernant la location de meublés de tourisme en copropriété. Selon cette loi, les règlements de copropriété doivent explicitement mentionner si la location meublée de tourisme est autorisée ou interdite. Ce changement est crucial pour éviter des ambiguïtés qui pouvaient mener à des litiges entre copropriétaires.
Majoration des décisions en assemblée générale
Avant cette réforme, il était nécessaire d’obtenir l’unanimité lors des décisions concernant la modification de la destination des parties privatives. Cela a souvent conduit à des blocages, notamment quand un copropriétaire souhaitait louer son bien en meublé de tourisme. Dorénavant, grâce au nouvel article 26-1, une majorité des 2/3 des voix en assemblée générale est suffisante pour statuer sur la permission ou l’interdiction de ces locations. Cela facilite considérablement la mise en place de règlements adaptés à la réalité du marché.
Définition claire de l’usage locatif
La loi a également permis de clarifier la distinction entre l’utilisation civile et commerciale des biens en copropriété. La location de courte durée est généralement considérée comme civile tant que le propriétaire n’offre pas de services para-hôteliers (petit-déjeuner, nettoyage fréquent, etc.). Il est donc essentiel pour les copropriétaires de déterminer la nature de leur location pour s’assurer qu’ils respectent les règlements en vigueur.
Obligations d’information
Un autre aspect important de cette législation est l’obligation faite au propriétaire d’informer le syndic de la déclaration de son lot en tant que meublé de tourisme. Ce dernier est alors tenu d’informer tous les copropriétaires en assemblée générale. Cette mesure vise à garantir une transparence au sein de la copropriété et à éviter les conflits potentiels.
Conséquences sur l’offre locative
La montée en popularité des locations de courte durée a eu un impact direct sur le marché locatif traditionnel. Les propriétaires optant pour ce mode de location constatent souvent une rentabilité accrue. Cependant, cela peut entraîner une raréfaction des offres de baux de longue durée, rendant l’accès à la location plus difficile pour les familles. Les nouveaux textes cherchent ainsi à réguler cette situation, en tenant compte des intérêts de tous les acteurs du marché.
Régulations spécifiques pour certains quartiers
La loi Le Meur ouvre également la possibilité d’établir des zones spécifiques où les locations de courte durée seraient autorisées ou interdites. Cela permettra aux communes de mieux gérer l’impact des meublés de tourisme sur leur tissu urbain, tout en préservant l’équilibre entre les différents types d’usage immobilier.
FAQ sur les réglementations révisées pour les meublés de tourisme en copropriété
Quelles sont les nouvelles réglementations concernant les meublés de tourisme en copropriété ? La loi Le Meur, adoptée le 19 novembre 2024, introduit des dispositions spécifiques qui précisent et réglementent la pratique des locations de courte durée au sein des copropriétés.
Comment la loi Le Meur affecte-t-elle les règlements de copropriété ? Les règlements de copropriété établis après le 21 novembre 2024 doivent désormais indiquer explicitement l’autorisation ou l’interdiction des locations de meublés de tourisme.
Est-il toujours nécessaire d’obtenir l’unanimité en assemblée générale pour modifier la destination des parties privatives ? Non, la loi a instauré un nouvel article 26-1 qui permet de prendre des décisions à la majorité des 2/3, rendant cela plus accessible.
Quelles types de locations sont concernées par la nouvelle loi ? La location de courte durée est généralement considérée comme civile tant que le loueur n’offre pas de services para-hôteliers.
Quelles mesures sont mises en place pour obliger les copropriétaires à déclarer leurs meublés de tourisme ? La loi impose aux propriétaires d’informer le syndic de la déclaration de leur lot comme meublé de tourisme, qui doit ensuite en informer les copropriétaires en assemblée générale.
La loi Le Meur permet-elle de réguler certaines zones pour les locations de courte durée ? Oui, elle fixe la possibilité de consacrer certains quartiers à cette activité tout en excluant d’autres.
Quelles sont les implications de la location meublée touristique sur le marché locatif traditionnel? La montée des locations par nuitée a entraîné une raréfaction de l’offre locative pour des baux longs, rendant l’accès à la propriété plus difficile pour certaines familles.